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A

Acting :

Terme désignant un « exercice» dans l'analyse reichienne ; il nous rappelle que la « mise en acte » est un outil fondamental en psychothérapie, à différencier du « passage à l'acte » qui est un échappatoire pour la psychanalyse où tout doit simplement se dire et qui, plus largement, est une transgression des règles pour toute méthode.

Affect : 

Terme psychanalytique, désigne un champ très large de vécus, englobant émotion, sentiment, affectivité et même des vivances pathologiques comme l'anxiété ; pour notre part, nous différencions strictement les émotions d'un côté (de durée courte et en stress) et les sentiments affectifs (de durée longue et en lâcher-prise) ainsi que les pathologies, ce qui nous permet de dés-amalgamer le problème des psychanalystes qui prétendent à la coexistence foncière d'amour et de haine.

Amalgame : 

A la fois présence d'un vécu indu dans un contexte donné et confusion des différents éléments d'un vécu ; processus pathogène de base (PPB)* en excès de fonctionnalité*, du deuxième degré de gravité*.

Ambivalence :

Incapacité à investir durablement un vécu par bascule en son inverse (clivage<--›amalgame) ; processus pathogène de base (PPB)*, de deuxième degré de gravité*; exagération d'un vécu de bloc*.

Analyse intégrative :

Méthode développée par Richard Meyer qui combine psychanalyse, travail corporel, ethnologie et neurosciences pour appréhender l’être humain dans sa globalité.

Anneau musculaire : 

Configuration anatomique de muscles en anneau (autour de globes oculaires par ex.) qui permet la mobilité mais peut aussi se figer, empêchant la circulation de l'énergie* de franchir cet obstacle; muscle qui fait séparation entre haut et bas du corps (diaphragme, périnée) et qui bloque la même circulation; l'énergie bloquée dans ces muscles est la même que celle qui circule lorsque la stase se lève ; c'est le double état concentré et diffusé de l'énergie ; les disciples de Reich ont systématisé sept anneaux principaux, proches des sept chakras* et des plexus neurologiques ; ces anneaux font partie de la cuirasse caractéro-musculaire*.

Archaïque :

Désigne les états d'être et processus caractéristiques des trois à quatre premières années de vie : bien-être premier et fusion affective du côté positif , personnalités schizoïde, schizotypique, borderline, narcissique et impulsive du côté négatif ; la régression* à ces états est aussi une pléni-gression* avec connexion des processus premiers et fusionnels.

Attache (triple) : 

État de la reliance* dans une relation prolongée qui éveille l'attachement mais qui, en psychothérapie de durée moyenne (un à deux ans), doit se diffracter sur trois objets : le thérapeute, le projet thérapeutique et le cadre organisationnel, pour éviter l'irruption de la névrose de transfert* (freudienne).

Auto-activation fonctionnelle : 

Pour Allan Hobson, départ du rêve au niveau du pont (dans le mésencéphale) en une activation spontanée, sans qu'il y ait une pensée ou une intention comme chez Freud.

B

Balayage oculaire : 

Acting reichien consistant à suivre des yeux les doigts du thérapeute qui se déplacent d'un côté à l'autre, aussi appelé l'« essuie-glace »; cet acting est repris par l'EMDR en séquences de 30 à 90 secondes alors que l'acting reichien dure de 15 à 20 minutes ; ce mouvement alterné entraîne la reconnexion des deux hémisphères cérébraux clivés par le stress posttraumatique et libère l'énergie en stase dans une sensation progressivement agréable jusqu'à la volupté; ce mouve ment alternatif peut se faire en tapant dans les mains, en touchant les flancs, en émettant un bruit aux oreilles, toujours alternativement, tout en visualisant la scène traumatogène (en EMDR) et toute image survenant en analyse reichienne.

Bien-être premier, plénier : 

Le « total bien-être » est au cœur de la définition de la santé par l'OMS; nous l'appelons « premier » pour désigner sa construction dans les premiers mois de la vie (homéostasie, homéoesthésie, intersubjectivité) et son importance « première » tout au long de la vie (aspect positif du concept de narcissisme); nous l'appelons «plénier » dans son approfondissement progressif, en particulier à la sixième étape de vie, créative, pléni-gressive, humaniste et spirituelle : c'est plus réjouissant que son analogue freudien de pulsion de mort.

Bloc :

Présence figée et inadaptée à une situation donnée ; vécu de crispation sur le même, entranant répétition et persévération, s'échappant dans l'ambivalence ; PPB* de premier degré de gravité* (symptôme).

C

Caractérôme : 

Terme proposé par Richard Meyer pour désigner un trait de personnalité pathologique et le situer entre symptôme et syndrome.

Caractérose : 

Terme proposé par Richard Meyer pour désigner les troubles de la personnalité et les situer sémantiquement à côté de et entre névrose et psychose : indication privilégiée de la psychothérapie de durée moyenne. Nous travaillons avec les quinze troubles répertoriés par les DSM et CIM que nous évoquons dans ce livre.

Catégoriel (diagnostic) :

Caractéristique d'un diagnostic qui se réfère aux catégories frées par les psychopathologies avec ses termes catégoriques comme psychose hystérie, personnalité évitante qui sont réducteurs; voir dimensionnel*.

Catharsis :

Emprunté à la tragédie grecque, ce terme évoque la purification, pour ne pas dire le défoulement : la catharsis est un temps émotionnel vécu dans le consensus groupal qui plénarise et... guérit par conséquent ; réactualisé par Breuer puis Freud. Il est repris par Ferenczi dans la néo-catharsis : nous l'incluons dans le concept d'expérience plénière qui élargit son champ d'analogie.

Chakras :

Chez les Orientaux, centres énergétiques, au nombre de sept le plus souvent, situés de bas (périnée) en haut (au-dessus de la tête) et remplissant des fonctions complémentaires; l'énergie issue du périnée circule en avant de la colonne vertébrale, sous le nom de Kundalini (serpent) ; ce système oriental correspond grosso modo aux sept anneaux reichiens et aux plexus du système neurologique autonome; comme on ne connait pas la nature exacte de cette énergie*, sa systématisation demeure approximative tout en étant universelle.

Choc :

À entendre comme vécu et « état de choc » et non pas comme cause extérieure qui provoquerait cette réaction de perte de la maitrise, du contrôle, de la structuration ; exacerbation du fonctionnement végétatif. PPB*, symptôme du premier degré de gravité*.

Clinique : 

Interaction du patient et du thérapeute dans l'actualité de leur rencontre ; elle est personnalisée, présente, évolutive ; par extension, compréhension de l'état du patient à travers ces explorations et interactions ; à différencier de la psychopathologie*

 

Clivage :

Absence, coupure, non-connexion d'éléments nécessaires dans une situation donnée ou un vécu ; excès de séparation entre ces éléments ; processus pathogène de base (PPB)* en excès de structuralité, du deuxième degré de gravité*.

 

Cognition :

Fonction cérébrale de la pensée désignant plus précisément le versant réflexif et rationnel plus que l'aspect intuitif ; quasi synonyme de connaissance.

 

Cognitivisme :

Science du cognitif qui jouit de la double scientificité des sciences cognitives et des neurosciences ; branche de la psychothérapie centrée sur le cognitif et se targuant de la double scientificité évoquée ; elle investit principalement les pensées automatiques (actuelles), les schémas conditionnels (liés à la personnalité*) et les postulats inconditionnels (originaires de la période archaïque*).

 

Commandes simplexe et complexe :

Ces deux caractéristiques corrigent ce qui se transmet par les termes techniques de systèmes nerveux volontaire et autonome ; le « volontaire » est maîtrisé et conscient, mais aussi réducteur, limitatif et donc simplexe ; l'«autonome » agirait tout seul, inconsciemment, en fait nous pouvons aussi le gérer de façon volontaire et consciente, mais par le truchement de l'état d'être global donc complexe. 

 

Condensation : 

Chez Freud, processus de formation du rêve par amalgame de plusieurs contenus en un seul ; Lacan traduit par métonymie.

 

Constellations (familiales, conjugales, groupales) : 

Mise en scène immobile des membres de ces entités en des postures, sculptures et dispositions spatiales qui manifestent la vérité de ces groupes et de ses membres ; pour Hellinger, créateur des constellations familiales, c'est le « groupe qui sait » qui fonde cette vérité.

 

Constituance :

Objectif de l'analyse longue qui déconstruit la structure* éveille les purs processus inconscients* et se construit sur ces processus (énergie, esprit, lien) pour constituer l'être de façon dynamique.

 

Contretransfert : 

Émotions et sentiments vécus par le thérapeute/analyste en réaction au transfert et à l'être du patient/analysant.

 

Couplage : 

Matching en anglais, nouvelle désignation de l'art de l'indication, prescription ou choix du meilleur traitement pour un patient/pathologie ; dans l'approche pléni-intégrative, ce couplage n'est pas un choix entre une pathologie catégorielle* et une méthode donnée, mais entre des paramètres diagnostiques* et des facteurs organisateur*; en clinique, ce couplage se fait le plus souvent intuitivement ; dans notre recherche, le passage par PD et FO, PPB et PIB, est étape méthodologique, formelle, seule à même de faire progresser la pleine intégration.

 

Couplage fonctionnel : 

Déconstruction des méthodes et des pathologies jusqu'aux fonctions privilégiées ; choix du couplage sur la base de ces fonctions principales : inhibition de la motricité et danse-thérapie par exemple.

Couplage formel : 

Voir couplage*

 

Couplage usuel : 

Us et abus des indications qui rencontrent d'abord le consensus des professionnels et qui se fixent peu à peu dans la routine, jusqu'à devenir contre-productifs de par l'évolution et des méthodes et des pathologies ; la psychanalyse en est un exemple dont Freud disait à la fin de sa vie qu'elle ne convenait qu'aux gens sains !

 

Cuirasse musculo-caractérielle : 

Concept reichien qui connecte le corporel (musculaire) à la globalité de l'être (caractère) ; cet état musculaire commandé par les systèmes nerveux volontaire et autonome est au corps, et dans le corps, la part essentielle de la maîtrise et de la structure* nécessaire pour cadrer... l'énergie; énergie* et cuirasse se connectent dans le réflexe orgastique* ; nous retrouvons le tryptique freudien : libido, défenses, amour ; et, chez nous, purs processus inconscients, structures stables, expérience plénière*.

Cure séquentielle : 

Déroulement de toute cure (thérapie) en trois phases fondamentales selon la durée : courte (10 séances) ; moyenne (50 séances), longue (sur des années) ; le critère pour différencier ces trois séquences est le type de relation: intersubjectivité, attachement, névrose de transfert, chaque étape voulant éviter d'éveiller la reliance suivante ; l'approche intégrative propose les méthodes et protocoles pertinents pour chaque séquence et recommande de marquer le passage (éventuel) à la durée suivante par bilan, exploration et contrat.

Cycle émique :

Théorie du Dr Richard Meyer décrivant les étapes universelles des expériences humaines exceptionnelles (comme les EMI, les expériences d’extase, etc.), organisées en séquences répétitives et invariantes.

D

Degré de gravité : 

En psychopathologie, trois termes décrivent trois degrés de gravité : symptôme comme trouble isolé et ponctuel, trait de caractère troublé (caractérôme) comme fixation chronique d'un trouble de la personnalité et syndrome comme ensemble organisé de symptômes et de traits troublés, ce sont les 1er

, 2e et 3e degrés de gravité. 

 

Déplacement : 

Pour Freud, processus de formation du rêve par remplacement, transfert, d'un contenu par/sur un autre ; Lacan traduit par métaphore.

 

Dimensionnel (diagnostic) : 

Description d'une pathologie ou d'une problématique selon plusieurs critères, ce qui respecte la complexité de la situation ; le diagnostic intégratif centré sur la personne envisage les dimensions ontologique*, ontogénétique* et ontodynamique* notamment.

 

Dissociation : 

Aggravation du clivage* jusqu'au morcellement de la structure (schizophrénique) ; troisième degré de gravité* syndromique.

 

Dissolution :

Aggravation de l'amalgame* jusqu'à la confusion et l'exacerbation fonctionnelle sans structuration*; troisième degré de gravité*, syndromique.

E

EMI (Expérience de Mort Immanente) :

Concept revisité par Meyer. Plutôt qu’« imminente », il préfère « immanente » pour souligner que l’expérience n’est pas seulement liée à la proximité de la mort mais surgit du champ de conscience (orgasme, méditation, extase, psychédéliques, etc.).

Empathie : 

Ressentir avec, présence émotionnelle et affective du thérapeute ; condition indispensable de l'être thérapeute ; elle est néanmoins unidirectionnelle, allant du thérapeute au patient ; elle s'intègre à l'accordage*; nous préférons travailler avec les trois reliances bidirectionnelles de l'intersubjectivité, de l'attachement et du transfert.

 

Énergie (essence de l'): 

La science ne sait pas encore définir ce qu'est l'énergie chez l'être vivant, pourtant elle constitue l'élan vital (de Bergson), nous la ressentons et l'observons ; l'adjonction d'essence de souligne ce non-savoir de ce quelque chose de pourtant évident et expérimenté; à ce titre, elle désigne la part plus particulièrement somatique des purs processus inconscients; ses manifestations émotionnelles et sexuelles en font l'essentiel de l'inconscient personnel freudo-reichien.

 

Épistémologie : 

Épistémè étant le savoir, l'épistémologie est la science de la connaissance, à savoir l'ensemble des règles qui président à la bonne construction de la pensée et de la théorie.

 

Équilibre essentio-attentionnel : 

Parfois écrit essensio-attentionnel avec des s pour mettre en évidence les racines « sens» et « tension » ; il s'agit d'un synonyme de structuro-fonctionnel (avec inversion des deux mots) jouant sur l'étymologie : ex> ad; sens mental, corporel et directionnel; tension venant d'attention mentale, tension musculaire et intention.

Érotomanie : 

Délire paranoïaque dans lequel le patient se convainc que le thérapeute l’aime et qu'il lui doit... ; l'érotomanie est l'un des risques majeurs de la psychothérapie mal conduite, trop séductive ; nous accompagnons la relation approfondie en respectant les trois temps de la reliance : intersubjectivité, attachement, névrose de transfert.

EISARC-Plé : 

Acronyme qui comprend les sept fonctions du modèle structuro-fonctionnel :

E - Émotion

I - Intuition

S - Sensation

A - Action

R - Réflexion

C - Communication

Plé - Plénarisation

Notre modèle est très proche du modèle « multimodal » de Lazarus qui construit toute sa méthode sur les sept modes résumés en BASIC ID, nous en avons tiré le « questionnaire de profil fonctionnel » pour accompagner les thérapies courtes principalement.

 

Esprit (nature de l'): 

Sécrétion du cerveau, l'esprit désigne la globalité du fonctionnement mental ; il est d'une complexité telle qu'i reste inconscient en tant que totalité (selon Lipps), seuls des éclairages partiels deviennent conscients : réflexion, intuition, mémoire, imagination, rêve... De plus, le cerveau passe par toute une gamme d'états de conscience qui modifient chaque fois la réalité de ses productions. L'exploration de ces états nous amène vers la nature fondamentale de l'esprit qu'on doit considérer comme l'inconscient absolu.

État de conscience modifié : 

« Transe » chez Ferenczi, état « altéré » de consciences selon une mauvaise traduction à partir de l'anglais altered,ce concept se construit comme l'inconscient, par du négatif : ce n'est pas... l'état habituel de conscience, très proche du « conscient » : les maladies psychiatriques se manifestent souvent par des états modifiés (hallucinations, confusion) et naissent souvent dans un état modifié (état de stress aigü post-traumatique) ; il est donc logique que la psychothérapie travaille au niveau de ces états ; des méthodes émotionnelles, respiratoires, méditatives, musicothérapiques le font sans peine, tout comme le provoque la relation de plus en plus affective en psychanalyse ; pour nous, une compréhension simple de ces états se fait autour de la réalité du «champ de la conscience» : plus il est concentré, plus on est dans le conscient, plus il s'élargit et intègre d'items, surtout les purs processus inconscients*, plus il modifie l'état de conscience ; or ces états d'ouverture sont des vécus positifs, riches, profonds, agréables ; dans le même ordre d'idée, nous appelons la prétendue régression « plénigression*» : aller vers une conscience plus pleine.

 

Éthique :

Ensemble des valeurs humaines les plus fondamentales qui siègent au coeur de tout individu et s'expriment dans toute civilisation jusqu'à devenir, entre autres, » droits de l'homme », respect de la vie, habeas corpus, interdits de torture, meurtre, inceste...; en psychothérapie, l'éthique s'élargit à la situation particulière du thérapeute qui est considéré comme la personne « ayant autorité » et qui ne peut donc pas exercer emprise, séduction ou prise d'intérêt.

Existentiel, existentialisme, psychothérapie existentielle : 

Opposé à l'essentiel, universel et intemporel, l'existentiel concerne chaque individu dans son existence ou révélation de son être ; cette dimension de l'être a donné lieu à un courant philosophique appelé « existentialisme » (J.P. Sartre). La psychothérapie a également investi l'existence avec ses quatre réalités tragiques : la responsabilité due à la liberté, la solitude, le non-sens de la vie et la mort; aujourd'hui on peut ajouter une cinquième réalité encore plus tragique: la mise en péril de l'humanité par la menace nucléaire et la pollution de la planète. La psychothérapie existentielle est foncièrement narrative et phénoménologique et n'a ni réponse ni solution, ce qui la distingue de la plupart des méthodes qui possèdent toujours une issue, même la psychanalyse.

 

Expansion (volonté d') : 

Mouvement d'amplification du champ de la pulsation* par l'élargissement des limites externes (sociales) et internes (affectives et processuelles) ; il s'agit d'une volonté consciente, dirigée, et non pas d'une pulsion ; elle est indispensable à l'évolution de l'adulte pour échapper au bloc, à la répétition (routine) et à la pulsion de mort freudienne.

Expérience de Mort Imminente (EMl), Near Death Experience (NDE) : 

À l'origine, vécu d'états de conscience précis dans les traumatismes violents avec coma et pronostic vital en jeu ; par extension, vécus analogues dans des expériences extrêmes, sous drogue, dans certains exercices somato-thérapiques et médiatifs : voie royale vers les purs processus inconscients.

Expérience absolue (E=MI³) : Formulation du docteur Richard Meyer pour désigner les expériences de conscience, dépassant les cadres de la vie ordinaire et révélant des invariants universels (mystiques, corporels, sensoriels…).

Expérience plénière : 

Vécu de connexion plénière* qui élimine les amalgames* et efface les clivages*, et constitue ainsi une pleine présence*. Elle est l'état d'être normal et idéal et donc aussi le moment thérapeutique fondamental commun à tous les processus de guérison de toutes les méthodes.

F

Facteur organisateur (F.O.) : 

Déconstruction d'une méthode thérapeutique en ses éléments de base : canal de communication*, cadre relationnel*, durée, attitude du thérapeute, fonction privilégiée.

Fonction différenciée : 

Il y en a près de deux douzaines (motricité, cinq sens, voix, posture, état de conscience, pensée, mémoire, etc.) qui obéissent à des règles de fonctionnement propres qu'il faut reconnaître, développer, séparer des autres fonctions tout en les laissant connectées à l'ensemble ; les thérapies courtes se centrent sur l'une ou l'autre de ces fonctions (danse-thérapie, massage, rêve éveillé...).

 

Fonction plénarisante :

Elle œuvre à la connexion de plus en plus de fonctions nécessaires dans un contexte donné jusqu'à déboucher sur la plénarité ; nous en proposons cinq : émotionnelle, affective, consensuelle, énergétique et spirituelle : les psychothérapies de durée moyenne s’élargissent à ces fonctions.

 

Fonctionnalité : 

Dynamique de fonctionnement des différentes fonctions internes, sensorielles, sensitives, sensuelles, végétatives, intéro- et proprioceptives, cénesthésiques ; on ajoute émotion, sentiments et vécus spontanés ; cette fonctionnalité fonde les qualités de vie*.

 

Fusion : 

Nous gardons ce terme pour désigner la forte relation d'attachement du petit enfant avec la personne privilégiée que la situation lui destine ; il n'y a rien de pathologique entre huit et trente-six mois, malgré l'ambiguité du terme qui désigne une pathologie après l'Œdipe (vers trois ans) ; cette expérience fusionnelle première fraye la voie pour les engagements amoureux de l'adulte et pour l'ouverture aux valeurs et à la foi.

 

H

Gestalt :

Forme, globalité d'un vécu dans la psychologie de la Gestalt ; reprise par la Gestalt-thérapie pour signifier l'ensemble du vécu avec une figure d'avant-plan et un contexte en arrière-plan sans clivage entre eux ; la Gestalt est aussi le déroulement d'une séquence qui doit se parachever dans la complétude du cycle; nos concepts équivalents sont à chercher du côté de la pleine présence, de l'expérience plénière, de la plénarité jusqu'à plénitude.

 

Holanthrope, holanthropique : 

Tautologie qui insiste sur la complexité, globalité, totalité de l'être humain (holos = entier, anthropos = être humain) ; cette redondance est nécessaire pour lutter contre le réductionnisme de la psychothérapie qui se diffracte en psycho-, socio- ou somato, en conscient ou inconscient par exemple, et de façon exclusive.

Holding, handling, bonding, haptonomie :

Formes de relation tactile et corporelle : maintien du bébé (holding), maniement de l'enfant (handling), étreinte et contact large (bonding), toucher en prolongement (haptonomie).

Homéoesthésie :

Élargissement du concept homéostatique aux sensations, ressentis, vécus, états d'être.

Homéostasie : 

En biologie, équilibre stable des différentes composantes internes : glycémie à un gramme par litre de sang par exemple.

Humaniste : 

Appellation d'un courant thérapeutique qui s'insère entre comportementalisme (trop scientifique) et psychanalyse (trop neutre) et qui prône une attitude thérapeutique et une relation plus « humaines », chaleureuses, ouvertes, honnêtes, égalitaires, prônant des valeurs et intégrant le spirituel ; les thérapies de ce courant telle la Gestalt sont généralement de durée moyenne, plus longues que les formes cognitivo-comportementales, mais évitant la névrose de transfert de la psychanalyse.

Hypn-onire : 

Nous ne savons pas vraiment si le rêve (onire) a une fonction et quelle elle serait. Par contre, nous savons que l'ensemble sommeil (hypn-) + rêve a pour fonction la restitution de la pleine dynamique existentielle avec effacement des méfaits de la veille et de tout le passé ; c'est là que nous situons le lissage de la ligne de vie*.

I

Inconscient : 

Partie ou état de la conscience oppose au conscient ; terme utilisé comme substantif par les psychanalystes désignant une quasi-entité mentale; à différencier des « purs processus inconscients" ».

 

Intégratif, pléni-intégratif : 

Caractéristique de la démarche psychothérapique qui connecte (presque) toutes les méthodes et construit les fondements de (presque) toutes les théories, avec une méthodologie et une épistémologie spécifiques : pléni-intégratif désigne la quatrième étape de cette intégration après les phases de juxtaposition, recombinaison et d'éclectisme multiréférentiel.

 

Intersubjectivité :

Mode de relation ou reliance s'établissant en premier entre le bébé et ses donneurs de soin, concernant les interactions élémentaires nécessaires à l'établissement de l'homéostasie* et de l'homéoesthésie* ; plus tard, mode de relation du premier degré concernant les besoins de base et les interactions de la vie quotidienne.

 

Jouissance : 

Pulsion qui anime l'individu a jouir pleinement de soi-même, au sens des notaires qui attribuent la pleine jouissance d'un bien ; il ne s'agit pas du sens seulement sexuel ni du seul « principe de plaisir » freudien ; elle est le complément de la maitrise dans la pulsation* qui oscille de l'une à l'autre.

Kundalini :

Voir chakra*.

Lien (intime du) : 

Manifestation fondamentale de ce qui fait la troisième dimension de l'être, sociale, relationnelle, amicale, amoureuse, symbolique, spirituelle ; sa complexité en fait un pur processus inconscient* sans structure, comme la passion ou la foi ; elle se rapproche de l'inconscient collectif* de Jung.

 

Lieu de vie, de mort, en suspens : 

Dénomination des champs de vie positif, négatif et non développés ; ils sont précisés par le questionnaire de fonctionnalité* et s'inscrivent dans le somatogramme.

Ligne de vie :

Tracé de la limite entre fonctionnalité et structuration, tracé linéaire s'il n'y a pas traumatisme et brisé en cas d'accident ; ces limites vont en se rétrécissant jusqu'à la socialité du jeune adulte, puis s'ouvrent à nouveau avec la volonté d'expansion* comme nous le montre le modèle ontodynamique ; selon notre hypothèse, le rêve lisse* cette ligne de vie brisée, ou du moins est-ce l'hypnonire* qui le fait.

Matérialisme scientifique : 

Fondement de la philosophie de Marx, à différencier des applications politiques par le communisme qui, partant de l'observation de la société, affirme que l'infrastructure (géographique et surtout économique) est première et détermine les superstructures (organisation de la société, culture, religion) ; nous reprenons ce principe pour montrer que les bases organisationnelles d'une méthode thérapeutique définissent la forme de ses contenus ; (la seule verbalisation débouche sur les fantasmes œdipiens*, la durée longue éveille la névrose de transfert*).

Méditation : 

Pratique vieille comme le monde consistant à se centrer, concentrer, en son milieu (« medium ») en abandonnant toute action, pensée et intention ; longtemps associée à une pratique religieuse, la méditation se laicise avec l'arrivée des pratiques orientales et le New Age; elle entre de plain-pied dans la psychothérapie occidentale avec le « mindfullness » de Kabat-Zinn et son adoption par le cognitivo- comportementalisme ; Richard Meyer a développé une pratique équivalente, plus riche encore, à partir des somatothérapies, alors que Kabat-Zinn est parti de zen, yoga et vipassana; la méditation conçue dans ce sens élargi est l'une des principales solutions pour le changement de l'art de vivre imposé par l'autre

changement... climatique.

 

Narration : 

Nouvel avatar de la verbalisation et du discours dans le cadre d'une thérapie courte appelée narrative (White).

O

Onto : 

Préfixe issu de ons, ontos, en grec, participe présent du verbe être : l'étant, l'être fondamental, universel et intemporel.

Ontocode :

Concept forgé par Meyer, qui décrit un « code de l’être », une matrice universelle organisant les processus vitaux, psychiques et spirituels.

Ontodynamique (modèle) : 

Fonctionnement du sujet dans le présent en une pulsation* qui oscille entre maîtrise* et jouissance* (principes de réalité et de plaisir freudiens), connecte les deux dans l'expérience plénière* qui relance elle-même la volonté d'expansion*.

Ontogénétique (modèle) : 

Systématisation du développement personnel en six étapes selon le critère relationnel : bulle primitive, matrice fusionnelle, socialisation, socialité, matrice affective, univers créatif ; le cœur de chaque étape crée une nouvelle qualité relationnelle comme structure stable ; le passage à une nouvelle étape remet cette stabilité en question, de façon catastrophique.

Ontologique (modèle) : 

Décryptage des constituants de l'être et de leurs interactions : purs processus inconscients*, cadres de vie*, structures stables* et qualités de vie*.

Ontopathologique (modèle) : 

Tableau incluant les principales pathologies psychiatriques selon trois critères : polarité structuro-fonctionnelle*, étapes ontogénétiques* et degrés de gravité*, on peut y ajouter le critère de fonctionnalité*.

Ontothérapeutique (processus) : 

Processus qui amène la guérison; les processus partiels sont appelés « processus thérapeutique de base (PTB) ** ; le temps fondamental et universel est « l'expérience plénière*».

P

Paradigme : 

Théorie qui débouche sur un consensus scientifique et/ou social et prend une place dominante pour une période donnée, jusqu'à falsification scientifique et/ou remplacement par une autre théorie.

 

Paramètre diagnostique (P.D.) : 

Déconstruction de plainte, souffrance, problème, maladie du patient en ses éléments de base : position structuro-fonctionnelle*, étape de vie* d'occurrence, gravité*, fonctionnalité*.

 

Plénarité : 

Vivance, présence « plénière », centrée sur le contexte extérieur et répondant aux besoins d'efficacité.

 

Pléni-gression : 

Concept proposé par le docteur Richard Meyer pour remplacer celui de régression ; il s'oppose au côté péjoratif de régression qui revient en arrière, tombe dans inconscient et déstructure jusqu'aux processus primaires ; ici, au contraire, nous progressons vers la globalité, la plénarité de l'être, en toute conscience.

 

Plénier :

Dérivé de plein, désigne la situation d'un groupe qui réunit tous les membres présents (assemblée plénière); par extension, état d'être qui connecte toutes les fonctions impliquées dans une situation donnée, sans ajout inutile (amalgame) ni absence d'élément nécessaire (clivage).

Plénitude : 

Etat de plénarité* connectant parfaitement le contexte mais aussi les "purs processus inconscients*».

Pluriglobale : 

Caractéristique de la psychothérapie intégrative qui est à la fois plurielle par son recours à des méthodes diverses et globale par son centrage sur une construction unifiée.

Pneumanalyse : 

Terme proposé par Richard Meyer pour désigner, avec ses racines grecques, les méthodes fondées sur l'hyperventilation en position immobile du type rebirth ou respiration holotropique; la référence à l'analyse évoque l'accompagnement non directif et non suggestif de contenus éventuels.

POH (Processus Organisateur de l'Humanité) :

Concept central dans la théorie du Docteur Meyer. Il désigne un principe interne d’auto-organisation et de régulation qui tend vers l’équilibre, repérable dans les invariants des expériences de conscience.

Présence : 

Attention à / jusqu'à concentration sur le moment et le contexte actuels avec toutes les fonctions pertinentes, sans clivage ni amalgame, sans être ni dans le passé, ni dans l'avenir ou l'ailleurs ; la pleine présence permet l'adaptation à la situation et débouche sur la pleine opérationnalité ; elle est la condition de l'expérience plénière thérapeutique ; la Présence Juste* est la pratique idéale pour développer l'aptitude à la pleine présence.

 

Processus pathogène de base (PPB) : 

Dynamique humaine générale qui provoque une pathologie ; nous insistons sur le trio symptomatique stress/choc/bloc, aggravé au niveau caractérotique* en clivage, amalgame, ambivalence jusqu'à la gravité syndromique de dissociation, dissolution et bipolarité.

Processus thérapeutique de base (PTB) : 

Dynamique humaine générale qui s'oppose aux processus pathogènes de base et assure la guérison. Les trois processus majeurs sont reconnexion, dés-amalgamage et expansion.

Protocole pléni-intégratif (en neuf étapes) :

Cheminement méthodique qui, face au patient, établit les éléments du diagnostic (centré sur la personne*), dispose de méthodes thérapeutiques déconstruites en facteurs organisateurs*, construit le bon couplage* entre les deux et s'engage dans les voies pathique* et/ou plénière*. Ce cheminement est aussi celui de la recherche pléni-intégrative.

Psychanalyse intégrative, pléni-intégrative, plénière :

Démarche d'intégration de principaux courants psychanalytiques (Freud, Ferenczi, Reich, Jung, Lacan, Klein, Meyer et autres) mais aussi socioanalytiques et somatoanalytiques* (y compris pneumanalyse*) ; elle se fonde sur les trois étapes analytiques: déconstruction structurels, accès aux purs processus inconscients*, constituance* par ces processus (Freud, Kardiner, Casriel, Meyer).

Psychopathologie : 

Théorie concernant les maladies dites « mentales » ou « psychiatriques » ; comme toutes théories, elles sont diverses et parfois contradictoires ; elles découlent d'écoles nationales et psychothérapiques et tentent de se mondialiser avec la CIM, classification internationale des maladies de l'OMS, organisation mondiale de la santé; le DSM américain, diagnostic and statistical manual, tente la même unification; à différencier de la clinique*.

Psychose aigüe : 

Épisode de délire ou d'hallucination, de confusion et d'agitation, psychotique de par l'incapacité de la maitrise, durant de quelques jours à deux à trois semaines ; il peut guérir avec peu de séquelles ou déboucher sur un trouble de personnalité post pathologique (répertorié dans le CIM 10) ; une analyse de cet épisode montre qu'il passe par les trois étapes d'éveils processuels : corporel, mental et personnel ; cette hypothèse proposée par Richard Meyer qui n'a pas encore été falsifiée ouvre des perspectives révolutionnaires pour la compréhension et la thérapie de cette psychose aiguë.

Psychosomatique :

À l'origine, application des concepts psychanalytiques à une demi-douzaine de pathologies organiques relativement graves ; par extension, pathologies à expression corporelle et étiologie prétendument psychologique; la nouvelle profession de psycho-somatothérapeute met un tiret entre psycho- et somato- pour se démarquer de ce concept très restreint et de plus en plus critiqué puisque toute maladie est à la fois psycho- et somato- et même socio-.

Pulsation : 

Ne retenant que deux pulsions quasi opposées, de maîtrise en structuration et de jouissance en fonctionnalité, nous les voyons en une oscillation définie par les circonstances de la vie : c'est la pulsation qui enlève à ces pulsions leur unilatéralisme et leur permet de respecter les limites qui assurent l'unité du moi, soi, sujet.

 

Pulsion de mort : 

Concept freudien introduit sur le tard pour expliquer certains échecs de la psychanalyse qui achoppent sur la répétition et l'abandon à des états de plus en plus élémentaires et régressifs ; la moitié des psychanalystes a refusé cette théorie ; pour nous, nous retrouvons avec la répétition la pathologie en bloc jusqu'à l'ambivalence, du côté pathique; mais il y a le côté plénier que Romain Rolland appelait « sentiment océanique» et éveil spirituel ; la réalité évoquée ici constitue en effet un aspect majeur de la sixième étape de vie, l'univers créatif, pendant laquelle l'adulte mûr ou déjà vieillissant repousse les limites structurantes et amplifie sa pulsation* jusqu’aux purs processus inconscients*.

 

Pulsion :

Concept freudien qui évoque un mouvement irrépressible, tout en restant une « représentation » située entre psyché et soma ; il y a les pulsions de vie, de mort, de conservation du moi, sexuelle, libidinale, d'emprise... nous avons repris ce concept pour l'application aux deux besoins impérieux de maitrise et de jouissance.

 

Purs processus inconscients (P.P.I.) :

Qualité de certains fonctionnements humains qui ne sont pas conscientisés et sont donc « purs de structure », sans structuration par la conscience ; on peut les différencier selon les trois dimensions de l'être : psycho- (nature de l'esprit*), socio- (intime du lien*), somato- (essence de l'énergie*) ; ces processus peuvent être conscientisés jusqu'à un certain point, mais ils sont surtout vécus, ressentis et transmis aux autres.

R

Réflexe orgastique : 

Manifestation corporelle ressemblant à l'orgasme, sans qu'il y ait la jouissance sexuelle, signant la résolution du travail thérapeutique en végétothérapie reichienne; il s'agit d'un avatar de l'expérience plénière ou de la catharsis dans le cadre des actings reichiens.

 

Régression : 

Concept issu de la psychanalyse qui définit le triple mouvement : chronologique du présent au passé, topique du conscient à l'inconscient et dynamique du secondaire (verbal) au primaire (corporel et plénier) ; devenu péjoratif avec l'image du retour en arrière, nous lui préférons le concept de pléni-gression, à savoir de mouvement vers le plénier, plénarité et plénitude, vers la complexité.

 

Reliance : 

Désigne le type de relation établi entre le patient et le thérapeute ; nous privilégions les reliances intersubjective, d'attachement et de transfert (névrose de).

Restituance :

Résultat attendu d'une thérapie courte qui ne peut pas restituer l'état antérieur ad integrum mais qui y tend néanmoins.

S

Sensational : 

Ensemble des fonctions, pathologies et thérapies centrées sur les quatre modes à « sens » : sensoriel, sensitif, sensuel, sexuel.

 

Signifiant, signifié :

Distinction introduite par les linguistes et reprise par Jacques Lacan pour différencier le discours comme construction formelle et son contenu comme porteur de sens ; pour Lacan, le signifiant (un mot) connecte tout d'un coup avec son sens (le signifié) en un vécu plein de révélation et de plénitude : c'est une véritable expérience plénière.

 

Sociodynamique (modèle) : 

Etapes de la dynamique de groupe initiée par une tâche commune : conflit, sécurisation, consensus, don; cette sociodynamique est différente de l'ontodynamique qui concerne le seul individu ; elle est universelle, indépendante de la qualité des personnes constituant le groupe.

Soma : 

En grec : « le corps»; en sanskri : « l'élixir de vie ».

Somatanalyse :

Méthode créée par le Dr. Richard Meyer dans les années 1980, combinant psychanalyse et travail corporel, pour analyser la mémoire du corps et relier vécu corporel, affectif et psychique.

Somatogramme : 

Schéma issu du questionnaire de fonctionnalité situant les lieux de vie, de mort et en suspens* aux différents temps de la cure, permettant ainsi de visualiser l'évolution de cette cure ; le somatogramme est au départ du somatodrame.

Somatologie : 

Science du corps qualitatif, du corps vécu, de la corporalité, du Leib opposé au Körper en allemand, du bodymind anglais.

Somatose de transfert : 

Inscription corporelle de la névrose de transfert, conceptualisée par Andreoli et Liénard.

Somatothérapie :

Terme générique regroupant les thérapies corporelles et psycho-corporelles ; ses racines grecques le rendant universel, terme proposé par R. Meyer en 1980.

Stress : 

Biologiquement, réaction d'adaptation à une situation traumatogène psychologiquement, vécu de tension, méfiance, hypervigilance découlant d'un excès de structuration* ; PPB* du premier degré de gravité*, symptôme*.

Structuralisme : 

Méthode des sciences humaines développée par Claude Lévi-Strauss en anthropologie, Jacques Lacan en psychanalyse. Elle a été initiée par Ferdinand de Saussure en linguistique. Quatre principes l'inspirent :

  • l'ensemble des parties d'une catégorie logique forme une structure autonome qui est plus que l'ensemble de ses éléments ;

  • cette structure est constituée de processus communs à toutes les parties appelés « invariants» ;

  • chaque partie se spécifie par des variantes propres ;

  • la modification d'une variante entraîne la transformation d'autres variantes pour reconstituer l'équilibre du tout.

 

Structure : 

L'ensemble des éléments stables et durables qui assurent la constance de la personnalité, de ses comportements, relations et cognitions ; bien que complexe, on peut la réduire aux traits de caractère, sains ou pathologiques ; elle doit endiguer et cadrer la fonctionnalité* pour l'empêcher de perturber le mode de vie et l'état d'être souhaités. La structure s'acquiert pendant l'enfance sous forme de limites et doit s'assouplir à nouveau à l'âge adulte ; des événements intenses, y compris la psychothérapie, peuvent déstructurer ; en thérapie courte, on essaye de restructurer ; en analyse, on accède aux fondements des processus inconscients* « purs » de structure, pour les rendre constituants ; il s'agit alors d'une structuration dynamique, souple et adaptative.

 

Structuro-fonctionnel (polarité) :

Axe des deux pôles opposés et complémentaires qui constituent la dimension dynamique de l'être en un équilibre souple et adaptatif de la maîtrise (jusqu'aux stress et au clivage) et de la jouissance (jusqu'au choc et à l'amalgame) à moins d'être figé dans un bloc jusqu'à l’ambivalence ; la fusion des deux pôles donne lieu à l'expérience plénière comme jouissance maîtrisée qui relance elle-même la volonté d'expansion.

Subversion des structures, corporelle, mentale, personnelle : la technique somatanalytique (hyperventilation, méditation) et la pathologie (trauma violent, psychose aigüe) entament les structures spécifiques aux trois dimensions successivement corporelle, mentale et relationnelle, pour mettre en circulation les purs processus correspondants, essence de l'énergie*, nature de l'esprit*, intime du lien* ; dans les exercices dirigés, cette subversion est dynamique et dure le temps du processus ; dans les pathologies, il s'agit de dégâts en clivage (PTSD) et en dissociation (psychose) durables sinon chroniques.

Système, systémique : 

Terme consacré à la famille qui est un système interrelationnel et aux thérapies (systémiques) qui considèrent ce système comme le lieu privilégié de la pathologie (d'un de ses membres) et du traitement de ce malade «désigné » à travers toute la famille. Par extension, ces principes s'étendent au couple et même aux thérapies individuelles.

Tact, tactage, contact, contactage, tactile (communication) :

Termes alternatifs à massage, qui est réservé aux kinésithérapeutes en France; toucher thérapeutique, lui aussi remplaçant de massage mais beaucoup plus large ; ces mots décrivent toute utilisation des mains et du corps pour la rencontre (de corps à corps) ; voir aussi holding, handling, bonding, ferme maintien, haptonomie*.

 

Tempérament (T), caractère (C), personnalité (P), le modèle TCP :
Approche intégrative de ces trois dimensions de l'être qui constituent ses structures stables* ; le tempérament est principalement génétique et constitutionnel, le caractère désigne la réactivité actuelle (en stress, choc ou bloc) et la personnalité s'enrichit de toute l'histoire de vie ; notre « questionnaire de personnalité » permet une analyse fine et chiffrée de cette complexité.

Théorie des catastrophes : 

Théorie du mathématicien français René Thom destinée à systématiser les phénomènes complexes comme la météo; nous lui empruntons les deux notions de stabilité structurelle (au cœur d'une étape de vie) et de catastrophe (transition d'une étape à l'autre) ; cette théorie est proche des théories du chaos, des fractales, de la complexité, toutes théories qui servent de métaphores pour l'approche de la psychothérapie dans toute sa complexité, bien plus que de sa mathématisation comme l'a tentée Lacan.

Transfert (névrose de) :

En psychanalyse freudienne, s'éveillent des sentiments affectifs intenses (amour, haine, jusqu'à l'érotomanie) qui sont des « purs processus inconscients*, purs de structure et donc incontrôlables ; ils nécessitent la longueur de temps, une cure de plusieurs années pour rendre ces processus constituants* ; la notion de transfert s'est banalisée et désigne chez beaucoup de thérapeutes la simple relation dès qu'elle s'accompagne d'intérêt, d'émotion, d'intersubjectivité* ou d'attachement.

Transformance : 

Résultat attendu d'une psychothérapie de durée moyenne (un à deux ans) qui entraine nécessairement une transformation des traits de caractère et de la personnalité. 

Trauma, traumatisme, traumatogène : 

Trauma et traumatisme sont les effets pathologiques dus à un événement traumatogène ; l'évènement en soi, quelque violent et surprenant soit-il, n'est responsable d'un trauma que chez certaines personnes et pas chez toutes ; il déclenche alors les différentes formes chronologiques du syndrome post-traumatique : stress aigu (dans les heures suivantes), état de stress posttraumatique (après six mois), personnalité posttraumatique (dans les deux ans).

 

Tunnel noir : 

Processus biophysiologique à manifestation existentielle spécifique bien repéré et très connu, peint notamment par Bosch dans un de ses tableaux; la circulation énergétique libérée par la subversion de la structure corporelle envahit le cerveau et provoque deux phénomènes qui fusionnent : un mouvement d'aspiration hélicoïdal qui dessine un tunnel de plus en plus étroit et une obscurité visuelle et confusionnelle qui donne à ce tunnel la couleur noire ou du moins grise; on traverse généralement le tunnel jusqu'à son bout qui est lumineux et sans mouvement parce que la confusion cérébrale s'arrête et laisse place à un état de conscience appelé nature de l'esprit (avec clarté, volupté, épistémè, agapé et liberté) ; on peut aussi rester accroché à l'intérieur du tunnel, à savoir rester dans la confusion, ce qui se manifeste par des visions infernales ; on peut aussi retourner en arrière et revenir à la pure circulation énergétique avec reconstitution de la structure mentale; ce processus apparemment ésotérique est actuellement scientifiquement documenté.

 

Types logiques (théorie des) :

Le philosophe Bertrand Russell a systématisé la notion de classe qui désigne l'ensemble des parties qui sont définies par les invariants de cette classe. Sa théorie stipule que si on fait partie de cette classe ou catégorie on ne peut pas théoriser sur cette classe, ne pouvant être à la fois juge et partie.

Unité, unification, unicité : 

Caractéristiques de l'état d'être normal qui est à la fois connecté et séparé, mais sans clivage* ni amalgame* ; vivance acquise par l'expérience plénière qui fait passer de plénarité en plénitude ; voir holanthrope* 

 

Voies pathique et plénière : 

Déroulement de la cure psychothérapique/ psychanalytique qui investit soit la pathologie et son traitement classique, soit les aspects positifs de l'être et ses développements, ces derniers éliminant les pathologies en les remplaçant ; la voie plénière évoque la psychothérapie centrée sur la solution et la psychologie positive.

Glossaire

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